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Le Crépuscule de la Corse génoise, une impasse biographique collective ? XVIIe-XVIIIe siècles

Miceli Erick
Date de parution 16/10/2026
EAN: 9782385193515
Disponibilité A paraître: 16/10/2026
En Corse, tout démarre le 27 décembre 1729 lorsqu’un vieillard est chahuté par un collecteur fiscal dans un village de montagne. Soudain, le consentement se rompt. La boîte de Pandore est ouverte. La République de Gênes est immédiatement dépassée par... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurBORD DE L EAU
Nombre de pages408
Langue du livreFrançais
AuteurMiceli Erick
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution16/10/2026
Poids1 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)0,10 x 16,50 x 23,00 cm
En Corse, tout démarre le 27 décembre 1729 lorsqu’un vieillard est chahuté par un collecteur fiscal dans un village de montagne. Soudain, le consentement se rompt. La boîte de Pandore est ouverte. La République de Gênes est immédiatement dépassée par les évènements. Personne n’en a conscience, mais nous sommes au début d’une série de révolutions qui dureront quarante ans. Si le système politique ne fonctionnait plus, la société, elle, bouillonnait sur les plans culturels, intellectuel et juridique. Pendant tout le siècle qui précède, la volonté de réforme était omniprésente. Les sénateurs génois progressistes voyaient dans cette île périphérique un formidable espace d’expérimentation des réformes susceptibles de transformer leur vieille république en un État moderne. La Corse n’aurait-elle ainsi pas pu devenir le laboratoire du républicanisme génois ? Certains insulaires adhérant aux nouvelles cultures administratives avaient aussi été partisans de projets de réforme prévoyant une autonomie plus ou moins développée de leur territoire au sein de la République. Mais si la volonté de réformer est forte, les blocages l’étaient davantage encore. Sur l’île, les élites traditionnelles se révélaient particulièrement réfractaires à toutes les réformes institutionnelles susceptibles de donner du poids aux nouvelles élites économiques et juridiques. En ce sens, elles rejoignaient la branche conservatrice du patriciat génois pour laquelle tout développement de la Corse était à proscrire. Pour eux, moins on touche au fonctionnement institutionnel, plus les insulaires seront divisés entre eux. La relation contrariée entre les Corses et la République est ici relatée d’une façon inédite : quel avenir proposait-elle à ses populations ? De quelle manière une société en vient-elle à élaborer une alternative politique dans le fait révolutionnaire ? Comment la révolution peut-elle devenir une option raisonnable ? Voici peut-être une leçon : pour éviter la violence, un pouvoir doit, de temps à autre, savoir céder.