Traitement en cours...

Penser la langue

Piotrowski David
Date de parution 23/01/2026
EAN: 9782373615111
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
« Penser la langue » c’est la considérer au point de vue de ce qu’on peut en connaître, et, dualement, c’est reconnaître en quoi et comment elle déborde toute rationalité — spécialement celle qui pourtant y est à l’œuvre. Ce livre mobilise dans un pr... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurMATERIOLOGIQUES
Nombre de pages266
Langue du livreFrançais
AuteurPiotrowski David
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution23/01/2026
Poids500 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)1,50 x 16,00 x 24,00 cm
Entre gestes et concepts
« Penser la langue » c’est la considérer au point de vue de ce qu’on peut en connaître, et, dualement, c’est reconnaître en quoi et comment elle déborde toute rationalité — spécialement celle qui pourtant y est à l’œuvre. Ce livre mobilise dans un premier temps le référentiel épistémologique des sciences de la nature : le statut empirique de la sémiolinguistique est ainsi interrogé, avec au centre du débat la tension entre, d’un côté, l’apparente matérialité du signe, qui lui confère une certaine positivité, et, de l’autre, le conditionnement de la donnée sémiolinguistique par les formes, savantes ou ordinaires, de sa conceptualisation. Tension qu’il faudra reconsidérer dans une perspective élargie, de façon à mieux cerner le mode d’existence des phénomènes sémiolinguistiques, et ainsi comprendre le sens de leur unité aux concepts théoriques qui, au moins partiellement, les déterminent et les objectivent. Confrontés à l’énigmatique dualité du signe, qui est conjointement entité concrète et objet de conscience, on en appellera aux lumières du structuralisme saussurien et de la phénoménologie husserlienne. Ladite « identité différentielle » du signe linguistique s’avérera ici cruciale, cela à trois titres : d’une part, en ce que s’y opère une abstraction sans concept ; d’autre part, en ce que, dans sa formulation morphodynamique, elle débouche sur une stratification de la conscience verbale ; et enfin en ce que s’y trame la capacité des langues à se nier et à se dépasser. Mais si la langue, au travers des paroles qui l’accomplissent, est en perpétuel dépassement d’elle-même, c’est qu’elle répond aux exigences intérieures d’une expressivité insatisfaite en ses formes acquises, une expressivité qui se cherche, et qui une fois verbalisée installe de nouvelles sphères de signification. L’articulation merleau-pontienne du « parlé » et du « parlant » sera convoquée pour en rendre compte, faisant retour d’un même mouvement à sa conception de la parole comme geste.