Né sous forme de tract diffusé à Greenwich Village en 1967, le SCUM Manifesto de Valerie Solanas est un réquisitoire contre toutes les formes de patriarcat.Pamphlet contre l’omnipotence des hommes, satire appelant à la grève générale des femmes, voire utopie anti-capitaliste et anti-mascu, ce classique des classiques est considéré comme le brûlot féministe le plus violent du XXe siècle. Mais il n’a jamais apporté à son auteure l’écho ni la la consécration mérités.SCUM, dont on célébrera le 60e anniversaire en 2027, a engendré des films, des pièces de théâtre, des romans, des BD, des chansons rock par dizaines, pourtant, son autrice a toujours été maltraités par le monde du livre... Ce dossier est une enquête sur le texte et sa postérité qui reprend les préfaces des éditions américaine et française, de Maurice Girodias (son premier éditeur) à Vivian Gornick et Christiane Rochefort, tout en s’intéressant à ses innombrables adaptations et à la revue de presse du texte.