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Les Habits neufs du féminisme

Prokhoris Sabine
Date de parution 03/03/2023
EAN: 9782369563280
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Depuis #MeToo, un certain féminisme voit en la femme non plus un sujet libre de son désir mais un être fragile soumis aux injonctions du patriarcat que l'on rend responsable de sa condition. Est-ce là un progrès ? Loin des mobilisations pour le droi... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurINTERVALLES
Nombre de pages96
Langue du livreFrançais
AuteurProkhoris Sabine
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution03/03/2023
Poids88 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)0,80 x 11,00 x 17,50 cm
Depuis #MeToo, un certain féminisme voit en la femme non plus un sujet libre de son désir mais un être fragile soumis aux injonctions du patriarcat que l'on rend responsable de sa condition. Est-ce là un progrès ? Loin des mobilisations pour le droit de vote, pour la liberté et pour l'égalité sexuelles, qui faisaient le coeur du féminisme d'émancipation, ce nouveau féminisme méconnaît également la complexité, pour tous, de la relation sexe/genre, et donc celle du trajet de sexuation, toujours marqué par d'énigmatiques identifications inconscientes. Envisagée sous ce prisme fallacieux, la question trans, mal posée de surcroît, devient alors la mesure d'un féminisme déréalisé. Etrangement, ces néo-féministes qui vouent à la vindicte publique le moindre voleur de baisers ne se préoccupent guère du sort des jeunes filles sous les régimes oppressifs, des mariages forcés de mineures, des excisées, des victimes de crimes d'honneur, des vitriolées parce que mal voilées. Comme l'inénarrable Judith Butler n'a pas manqué de l'observer, le hijab et autres burqas sont une arme culturelle contre l'impérialisme occidental — contre le « patriarcat » par conséquent —, ajoutant que les Afghanes récalcitrantes pendant le premier régime taliban étaient des « complices du préjugé culturel occidental »À quelles insolubles contradictions, et à quelles impasses, le refus intersectionnel du combat universaliste pour l'égalité a-t-il conduit le féminisme ? Comment continuer à mettre en oeuvre un féminisme qui ne renonce ni à sa nécessaire vigilance, ni au souci d'une concorde entre les sexes ?