Une complicité avec son fils Jean
Fils d’un modeste colporteur, juif lorrain émigré à Orléans, Léon Zay a connu une longue carrière de journaliste, de l’Affaire Dreyfus à l’invasion nazie de 1940.Marié à une protestante très pratiquante, fortement engagé à la Ligue des Droits de l’Homme et à la Loge maçonnique Étienne Dolet, il est l’élément-clé des deux quotidiens radicaux, successivement Le Progrès du Loiret et La France du Centre.Au-delà des liens affectifs très forts, Léon Zay a transmis à son fils Jean de profondes valeurs humanistes, républicaines, laïques et sociales, valeurs que l’on retrouve dans l’itinéraire politique de Jean Zay.À la fin de sa vie, de 1940 à 1944, malgré les menaces liées à ses origines, Léon Zay déploie toute son énergie à assister et à soutenir son fils emprisonné à Riom, victime du régime antisémite de Vichy.