Adieu à César ?
«Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu» Une lecture paresseuse pourrait trahir le sens de cette parole : «à chacun son boulot !» Comme les déclarations récentes de ce chef d’État qui reprochait à Léon XIVde dénoncer la guerre et lui conseillait de s’occuper de morale ! César, sans doute, n’a pas besoin de morale ! L’engagement chrétien dans la Cité est l’enjeu de ces interventions. Celles-ci ont l’ambition de redessiner la vocation politique des chrétiens en leur proposant une lecture renouvelée des penseurs chrétiens : saint Augustin, saint Thomas, Jacques Maritain, Simone Weil, William Cavanaugh. Et même une lecture inhabituelle de M. Foucault ! Ces rencontres, ont été placées sous les noms de Diognète, à qui est adressé le texte anonyme du 2e siècle qui constitue la première apologie chrétienne : les chrétiens n’ont pas de langue spéciale ni d’aliments ni de vêtements qui les mettent à part dans la Cité, ils sont en elle comme ce que l’âme est dans le corps.