Ce déjà-là révolutionnaire
Quand s'emparent des thématiques du salaire à vie des personnes désignées comme des assistés par les compères Attal-Bardella-Retailleau du funeste « arc républicain » qui nous prépare au fascisme, ça donne Le salaire à contre-emploi, la BD remarquable que vous avez entre les mains. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit de personnes qui veulent être fièr.es de leur travail, et non pas fièr.es de gagner leur vie par leur travail. Quand le travail est un gagne-pain, on fait ce qu'on est obligé de faire, pas ce que l'on est fier de faire. Pour être fier de son travail, il faut en être le décideur. Et donc l'inscrire au maximum en-dehors du carcan de l'emploi ou du rapport commercial avec un client dont on est prestataire. Car, que l'on dépende comme «employé» d'un « employeur» ou, comme travailleur « indépendant », d'un (très bien nommé)« donneur d'ordre», on n'est pas maître de son travail, le travail est aliéné.