L’Empire byzantin a été capable de résister à une multitude d’envahisseurs pendant près de onze siècles avant de succomber les armes à la main en 1453 face aux Ottomans.Dans sa conduite de la guerre, l’armée byzantine ne privilégiait pas les batailles rangées pour vaincre ses nombreux ennemis, mais bien davantage une combinaison d’actions diplomatico-militaires fondées notamment sur le renseignement, la ruse, la subversion et des méthodes proches de la guérilla.La lecture de ce traité permet de redécouvrir comment les Byzantins pensaient et conduisaient leurs guerres. Le Strategikon nous révèle ainsi une armée à l’identité bien singulière, technique, entraînée et convenablement équipée selon une doctrine qui lui est propre.La maison d’éditions de l’École de guerre propose ici la première traduction en français de ce texte d’une modernitéétonnante. Le professeur Paolo Odorico, qui a traduit le texte original pour les éditions de l’École de guerre, est directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et docteur honoris causa de l’université Babe -Bolyai de Cluj-Napoca. Commissaire des armées, Adrien Tourmen a notamment servi dans l’armée de terre avant de se spécialiser dans le droit des conflits armés. Il a été projeté en opérations et est breveté de l’École de guerre (27e promotion, 2019-2020).