La poésie pour allumer la torche des ténèbres et danser, faire danser De peur que la beauté du monde ne s’achève j’ai vidémon sac à dos. J’ai couru en moi-même. Enfin, lesgeysers du bout du monde allaient s’offrir !Départ avant l’aube dans un minibus ailé vers quatremille cinq cents mètres de plénitude et de froid pourobserver la quintessence de l’évaporation.J’ai attendu ce bruit de moteur heureux. Je n’ai rien vuvenir. Oublié de la grande roue moderne au discoursbien huilé le scrupule en moins.Rien ni bus ni geysers la rage fulmine dans l’immensitéde l’aube.Ô désir lucide. Il crée l’ouragan et la liberté à l’instantoù plus aucune voie n’est permise.Dérouté il tient les rênes.