Chroniques barbares XXIII
Tout est fait pour que le Peuple ne puisse pas s’exprimer sereinement et librement, dissoudre le peuple a toujours été un marqueur fort du totalitarisme. Car nous assistons depuis quelques années à un combat titanesque contre la liberté de penser et d’écrire, d’exposer ses arguments. On réécrit l’Histoire au profit d’une doxa de plus en plus wokiste, en imposant des tranchées mémorielles qu’il est interdit de franchir. On interdit à tout va des partis, des organisations, des manifestations, des colloques, sous les prétextes les plus éculés et faux, dans la sempiternelle reductio ad hitlerum et de l’antifascisme. Car le Pouvoir, les Pouvoirs, se sont aperçus qu’avec le développement d’internet, des radios, télés et médias alternatifs, qui rencontrent de plus en plus de succès, le citoyen était devenu moins apte à être tondu et gavé, comme par le passé, et cela leur est insupportable. La réussite de certaines radios et télévisions par exemple les rend enragé.C’est pourquoi le livre de Philippe Randa est essentiel et fait partie de la contre-offensive plus que nécessaire pour gagner, au-delà du combat des idées, le droit d’exprimer librement ses opinions, toutes ses opinions. La plume de Philippe Randa est impitoyable, mais toujours teintée d’un humour particulier, un peu à l’anglo-saxonne, humour dévastateur d’un pince-sans-rire, qui trouve toujours le bon mot, le bon adjectif, la bonne réplique. À la manière d’un bandillero, il sautille, virevolte et plante ses banderilles, mais toujours avec le sourire. De plus, Philippe Randa par son talent, est l’un de ceux qui réhabilite l’écrit, et nous en avons tant besoin.Toute l’actualité est passée au crible de son acuité redoutable, sans concession aucune, dans cette longue tradition française qui a notamment fait la gloire de la presse politique depuis l’origine.Beaucoup pensent que tout est foutu, qu’il n’est pas minuit moins cinq, mais minuit cinq. Pas Philippe Randa. Il continuera jusqu’au bout à publier, à écrire pour contrecarrer l’adversité démoniaque qui s’est emparée de nos soi-disant élites plus corrompues que jamais.