La France des bravaches et des humiliés (volume 4
L’année 1939 commence par un afflux de bobards à propos d’offensives imminentes de la Wehrmacht en Roumanie ou en Lituanie et nul ne porte ses regards sur Prague où l’on recommence à tyranniser Slovaques et Ruthènes, pourtant autonomes depuis l’automne précédent. Mi-mars, le Président tchèque Emil Hacha demande une entrevue au Führer pour organiser l’Union douanière danubienne et repart après avoir accepté l’alignement de sa politique étrangère et de défense sur celle du Reich : la Tchéquie devient un Protectorat, ce qui élimine toute ingérence française et soviétique au Sud-Est du Reich.Stimulés de Paris, Londres, Washington et même par diverses associations juives, les Polonais refusent toute discussion sur le retour au Reich de Dantzig, ville germanique depuis le xive siècle. Le Premier ministre britannique Neville Chamberlain tient ses prétextes – les rumeurs de conquêtes allemandes et le « Coup de Prague » – pour lancer une guerre en Europe qui affaiblirait le commerce extérieur du Reich, trop concurrentiel. Le vendredi 31 mars (la veille du lancement du plus gros cuirassé européen, le Tirpitz), il laisse aux Polonais le soin de décider si la reprise de Dantzig par le Reich serait une agression contre la Pologne et, dans ce cas, il promet l’aide militaire britannique et française, sans même avoir consulté Daladier.Voulant éviter une guerre pour un motif aussi dérisoire et absurde que le retour de Dantzig au Reich, Adolf Hitler accepte les avances que multiplie « Staline » et, les 23-24 août, est concocté puis signé le Pacte Germano-Soviétique qui a pour but de freiner les Polonais encerclés de fait et les Franco-Britanniques, hors d’état de combattre la Wehrmacht et l’Armée Rouge, dans leur course à la guerre pour des motifs économiques et pour réimplanter des Juifs dans leur chasse gardée allemande et autrichienne. Fin août, le Führer refuse de céder au forcing belliciste de Roosevelt, du lobby juif, des lobbies industriels, financiers et commerciaux britanniques, qui encouragent la mégalomanie polonaise. Il se lance, 5 années plus tôt que prévu, dans une guerre très différente de celle qu’il avait imaginée : la lutte titanesque contre l’URSS. La « Guerre de trop pour l’Europe » est ainsi déclenchée, qui se terminera par une bipartition temporaire de l’humanité, écartelée entre le capitalisme forcené et l’impérialisme soviétique, la civilisation européenne étant la grande perdante dans cette affaire.