Si la décentralisation marque bien une rupture majeure libérant les décisions locales de toute interférence de l'État, ce qui la caractérise aujourd'hui, c'est une distorsion permanente, entre attributions institutionnelles, territoires électoraux et territoires pertinents de l'action publique, du développement économique et de la démocratie. L'administration de ces territoires animée par des acteurs déconcentrés ou décentralisés, selon qu'il s'agit des circonscriptions administratives territoriales ou collectivités locales, est influencée par les notabilités locales en relation avec celles tapies dans l'administration centrale ou dans les structures des partis politiques. L'administration territoriale est de ce fait dirigée par les originaires (Conseil locaux), des militants des partis politiques ou des amis de ces notabilités qui considèrent les entités territoriales comme leur fief dans lesquelles rien ne peut se faire en dehors de leur volonté !