Dans Injoli, Anna Hnatenko écrit au plus près de la faille. Entre langues, entre corps, entre mémoires, ses poèmes traversent l’enfance, l’exil, la condition féminine et les amours impossibles, sans jamais chercher à apaiser. Ici, tout vacille : les repères, les identités, les certitudes. La voix se dédouble, se contredit, se met à nu. Elle chute, insiste, recommence. Reste une parole brute, habitée, qui regarde sans détour ce qui brûle et ce qui, malgré tout, continue à vivre.