De Machiavel à Arendt et Ellul, l’art du désillusionnement
Notre monde bruit des fausses nouvelles. La foi dans la politique, la confiance des citoyens envers leurs gouvernants sont ruinées par l’avalanche de ces fausses nouvelles, qui peuvent pourtant être avérées ! Complotistes et fact-checkers semblent se partager lemarché du mensonge et effacent la frontière entre vrai et faux.C’est la signification même de la parole qui est menacée et avec elle, le statut de l’humain comme animal parlant. Donner sa parole, c’est s’engager, affirmer sa sincérité et demander à l’autre de croire en cette parole. Il existe cependant toute une casuistiquedu mensonge, inséparable, semble-t-il, de l’art de gouverner les humains, pour suivre les enseignements très paradoxaux de Machiavel. Et pourtant, les citoyens sont en droit de refuser aux politiciens le droit de mentir… La politique peut-elle se tirer de cette contradiction ou de cette étreinte mortelle ?