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Discours sur la nécessité et les moyens de détruire l'esclavage dans les colonies

Laffon de Ladebat André-Daniel
Date de parution 29/05/2026
EAN: 9782322866502
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Publié à Bordeaux en 1788, ce Discours examine l'esclavage dans les colonies comme un "crime public" et cherche à concilier justice, intérêt général et intérêt des propriétaires. André-Daniel Laffon de Ladebat rappelle les arguments moraux contre la ... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurBOOKS ON DEMAND
Nombre de pages28
Langue du livreFrançais
AuteurLaffon de Ladebat André-Daniel
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution29/05/2026
Poids56 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)0,20 x 14,80 x 21,00 cm
Une oeuvre pionnière de la lutte contre l'esclavisme (1788)
Publié à Bordeaux en 1788, ce Discours examine l'esclavage dans les colonies comme un "crime public" et cherche à concilier justice, intérêt général et intérêt des propriétaires. André-Daniel Laffon de Ladebat rappelle les arguments moraux contre la traite et l'asservissement, décrit les violences et les effets sociaux du système, et souligne aussi les risques politiques qu'entraîne l'accroissement du nombre d'esclaves dans les établissements coloniaux. L'originalité du texte tient à un programme d'abolition progressive, pensé depuis la réalité des colonies. L'auteur refuse l'affranchissement subit, qu'il juge dangereux pour la sécurité des colonies et même pour le sort des esclaves. Il propose d'abord de garantir par la loi un pécule : tout gain obtenu au-delà d'un travail "modéré" appartient à l'esclave. En six ou sept ans, ce pécule doit permettre de réunir une somme fixée par la loi, équivalant aux trois quarts de la valeur de l'esclave. En la versant au maître, l'esclave accède à un premier degré d'affranchissement : le "servage de glèbe". Attaché à une portion de terre ou à des travaux déterminés, il partage le produit de sa culture avec le propriétaire ; les ouvriers reçoivent un salaire légalement fixé. Le dispositif encadre aussi la vie familiale et la transmission des biens : un serf de glèbe peut ouvrir le même droit à sa femme ; le montant varie selon le nombre d'enfants, et le pécule devient héréditaire. Faute d'héritiers, les gains reviennent à des fonds de charité de la colonie. L'accès à la liberté complète obéit à des conditions strictes (achat de terre, redevances, ou paiement compensant le travail dû), afin que la liberté soit le prix du travail et non d'un arbitraire. Soutenu par des notes et des calculs sur la production et le coût du système esclavagiste, ce Discours propose ainsi une voie graduelle pour "détruire l'esclavage" sans ruiner la culture coloniale, en formant les futurs libres à la propriété, au travail et à des moeurs stables.