C'est une histoire banale, celle d'une crise. Une période molle, flottante, à laquelle semble voué tout quarantenaire. On peut prendre une maîtresse, se faire tatouer l'épaule ou perdre goût à la vie. Claude Wilson n'est pas heureux en amour, et a peur des aiguilles. Il lui reste les doutes, ceux d'une génération qui tente de s'accrocher, qui n'entend pas plier face aux soubresauts d'une modernité si déroutante. A la faveur d'une installation dans le sud de la France, Claude entend renouer des liens distendus avec ses contemporains. Par l'écriture peut-être ? Elle est de ces activités dans lesquelles on s'engage le coeur léger. Le destin se charge parfois de nous rappeler la densité du monde.