Èudes platoniciennes
Les études rassemblées dans ce volume, rédigées au cours des vingt dernières années, témoignent toutes d’une interprétation unitaire de la philosophie platonicienne qui cherche à prendre au sérieux l’identification que celle-ci opère entre la connaissance et la dialectique ancrée dans le désir du bien. Pour ce faire, elles cherchent d’abord à comprendre comment Platon, en définissant l’âme comme un mouvement automoteur, en fait à la fois le principe de vie, le lieu de la pensée et le fondement de la liberté. Elles prennent ensuite la mesure de l’assimilation de la connaissance à une faculté radicalement différente de l’opinion et dont l’exercice est l’intelligence. Elles s’attachent enfin à circonscrire exactement ce que Platon appelle (et n’appelle pas) « dialectique », et les rapports qu’entretiennent ses différentes figures (réfutation, maïeutique, méthode de rassemblement et de division). Ce parcours permet ultimement d’éclairer les raisons pour lesquelles Platon place au sommet de sa pensée l’Idée du bien, justifiant la caractérisation de sa philosophie comme une « agathologie ».Parmi les dix-huit articles ici réunis, quatre sont totalement inédits, trois sont des traductions françaises de textes parus dans d’autres langues et plusieurs autres étaient devenus difficilement accessibles.