Depuis aussi longtemps que je cherche des compositions porteuses de sens et une lumière saisissante dans lesrues de New York, je fouille aussi mes archives à la recherche de cette image spéciale prise il y a 15, 20 ans oumême hier. J’organise mes images à l’aide de mots descriptifs, de dates, de noms et de lieux. Par exemple, je vaischercher « BROADWAY », « OISEAU » ou « PASSAGE PIÉTON ». Les regroupements qui émergent me fascinenttoujours : des fils conducteurs aléatoires, parfois disparates, racontent une nouvelle histoire.Ces histoires parlent de la manière dont nous nous déplaçons dans la ville, communiquons, aimons, nous battons,dansons et survivons. Les rues sont comme une toile, où un morceau de bois dans une poubelle devient unesculpture, où les toits offrent un refuge spirituel au-dessus de la rue — tout en restant partie prenante du mêmebattement, du même club.La façon dont nous traversons l’espace public — marcher, danser, skater, ou même se battre — possède unrythme distinct, une cadence propre à New York. C’est cela, THE WHILES NYC.