Fac-similé de l’édition de 1839, cette Histoire de la Chevalerie nous transporte au temps des châteaux-forts, des tournois etdes veillées animées par les troubadours ; de Bayard, de Saintré, de Du Guesclin mais aussi du Gran Capitan Gonzalo deCordoba, de l’Anglais Hue de Carvalai ; de l’Europe héroïque et courtoise... L’auteur a raison : Un chevalier n’était plus unFrançais, un Anglais, un Espagnol ou un Allemand ; il était un chevalier. Sans doute eût-il pu élargir son champ et ajouter :un Sarrazin surgi de l’ombre des minarets, un Bushi venu du Soleil Levant.Elle constitue une excellente introduction à un monde qui nous apparaît comme enrobant une autre planète, tant il estvrai que les valeurs de la Chevalerie sont étrangères au nôtre ; aux rites et règlements de ces hommes de combat et degalanterie, à leur mode de vie, à leur éducation, de pair avec une description minutieuse de leur environnement, de leursarmes et équipements.La chevalerie répand un charme magique qui séduit, intéresse et attache ; avec elle on oublie l’absence des arts et le sommeildes lettres ; on dirait que c’est un rayon de la civilisation qui perce et brille au milieu des ténèbres de la barbarie. Oublionsdonc et laissons-nous séduire, intéresser, attacher...