Loin de certains fantasmes outdoor où la nature est perçue comme un éden intègre et sauvage, il convient de constater que l’humain, en Auvergne-Rhône-Alpes, a mis ses mains et ses machines partout.L’utopie de la virginité, celle du wild américain et de ses grands espaces, n’est plus disponible, et il faut en penser une autre, en proposer d’autres. Ouste fait modestement partie de ceux qui s’y essaient, qui se plaisent à regarder ailleurs et à nommer autrement.C’est l’amorce de ce nouvel imaginaire qui se cache sous le titre déroutant « Autoroute » et dans ce numéro 2.Un imaginaire qu’on souhaite apercevoir sous l’éco-pont du col du Grand Bœuf (p. 22), entre les brebis de Joséphine (p.26), dans le bleu du Vercors (p. 20) comme dans celui du ciel auvergnat que Guillaume a fréquenté à vive allure (p. 6).