Ce traité présente des hypothèses nouvelles en philosophie et en paléo-anthropologie, permettant de nouvelles grilles de lecture de la modernité. C'est un domaine théorique qui s'appuie sur les sciences du vivant, articulant les avancées récentes en interrelations des règnes et des espèces. Le texte décrypte les phases de l'émergence du moi et de la représentation, de la "narrativité", selon le rapport au terrain, à la factualité, aux cadres moraux qui fondent ensuite l’animisme, liant affectif et topologie, ouvrant les voies à la subjectivation. L'ouvrage décrypte les pulsions fondamentales encore à l’œuvre aujourd'hui, revisitées : refoulement, rejet, cadres, liberté, responsabilité, empathie, langage non verbal, pulsions, songe, intervalles de l’expression, adoption, réversion de la mobilité en information... L'ouvrage compare d’autres langages, d’autres rapports au monde, d'autres résonances et mobilités (premiers mammifères, premiers hominidés, cétacés, oiseaux, plantes, phénomènes cycliques, topologiques et culturels). Travail au long cours, il s'appuie, parmi d’autres lectures, sur les travaux de Nancy D Munn, anthropologue américaine de l'université de Chicago, qui a travaillé avec les aborigènes d'Australie Centrale et l'iconographie Walbiri, mais aussi sur les travaux de Lacan, Chatwin, Monod, Deacon, et de récentes découvertes en biologie symbiotique, fondant et proposant un prisme nouveau de l'évolution.