Critique des styles, des principes et de la science de la construction à l'aube de la Révolution
Plongez au coeur d'une analyse architecturale d'une profondeur inégalée avec « Décadence de l'Architecture à la fin du Dix-Huitième Siècle », un ouvrage fondamental qui déconstruit les mutations esthétiques et techniques ayant marqué l'art de bâtir à l'aube de la Révolution française. Cet essai, véritable manifeste pour une **architecture classique** et intemporelle, offre une critique acerbe et érudite des dérives et extravagances qui, selon l'auteur, ont corrompu le **goût architectural** de son époque.L'analyse débute par une exploration rigoureuse des **principes fondamentaux de l'ordonnance des bâtiments**, rappelant l'héritage inestimable des **architectes grecs** et romains. L'auteur, s'appuyant sur des figures tutélaires telles que **Palladio**, **Philibert Delorme**, **François Blondel** et **Wren**, exhorte à un retour aux sources, à la **symétrie**, aux **proportions harmonieuses** et à la **solidité des constructions**. Il fustige sans concession les styles qu'il juge « barbares » ou « exotiques » - l'**architecture égyptienne**, étrusque, arabesque, gothique et chinoise - les considérant comme des aberrations esthétiques éloignées de la pureté et de la logique classique. Cette **critique des styles non-classiques** est un fil rouge, soulignant la nécessité d'un **style pur** et d'une **décoration** qui serve la structure plutôt que de la masquer, à l'image des oeuvres de **Pierre Lescot** ou des **Mansarts**.Le texte ne se contente pas d'une diatribe stylistique ; il s'aventure profondément dans la **science de la construction**. L'auteur confronte les **théories mathématiques** aux impératifs de l'**expérience** et de la **pratique**, insistant sur l'importance d'une compréhension intime des **matériaux** et de la **vigueur** structurelle. Il critique vertement les innovations qu'il perçoit comme des erreurs, notamment l'abus des **voûtes sphériques** et des **points d'appuis indirects**, citant des exemples concrets comme le **Panthéon français** (Sainte-Geneviève) de **Soufflot** ou la **Sorbonne**. La **solidité des bâtiments** est une préoccupation majeure, et l'auteur dénonce les compromis qui sacrifient la pérennité à l'effet visuel ou à l'**économie** mal comprise. Il met en lumière les dangers de la « science du trait » lorsqu'elle est déconnectée de la réalité physique et de l'**unité du génie de l'art avec la science de la construction**.