Analyse des écrits de Saint Augustin sur la Grâce, le Libre Arbitre, la Trinité et les grandes Hérésies
Ce volume s'inscrit dans la continuité de la "Bibliothèque Choisie des Pères Dogmatiques" et présente une analyse exhaustive des oeuvres théologiques, morales et polémiques de Saint Augustin, évêque d'Hippone et Docteur de l'Église. L'ouvrage, conçu comme un "Cours d'Éloquence Sacrée," compile des extraits commentés de ses conférences et traités majeurs, structurés autour des grandes controverses qui ont marqué le IVe et Ve siècle.Le document commence par des extraits des conférences de Saint Augustin sur les Psaumes, abordant la nature éternelle de Dieu, la vanité des idoles, l'exercice spirituel nécessaire pour posséder Dieu, la paix véritable uniquement trouvée dans la patrie céleste, et l'importance de la confession sincère comme premier pas vers la réconciliation avec Dieu. L'analyse se poursuit par une exploration systématique des écrits polémiques du Saint, divisés en plusieurs conférences.La Septième Conférence analyse les écrits dogmatiques, notamment le catalogue des hérésies, le traité contre les Juifs, et les réfutations de l'Arianisme. Contre les Ariens, Augustin établit l'égalité et la consubstantialité du Fils (le *Verbe*) et du Saint-Esprit avec le Père, rejetant l'idée d'une hiérarchie de substance. La réfutation s'appuie largement sur les quinze livres du *Traité de la Trinité*, où le Père de l'Église utilise les facultés humaines (mémoire, intelligence, volonté) comme une image imparfaite de la Trinité divine, tout en insistant sur l'incompréhensibilité de l'Essence divine.La Huitième Conférence se concentre sur les combats contre les Manichéens et les Pélagiens. Face au dualisme manichéen (deux principes éternels du Bien et du Mal), Saint Augustin oppose l'unicité du Créateur et soutient que le Mal n'est pas une substance, mais une privation ou un défaut résultant du mauvais usage du libre arbitre. La plus grande partie du débat est dédiée à l'hérésie pélagienne, qui exagérait la capacité de la nature humaine et niait le péché originel. Augustin, qui confesse avoir lui-même lutté contre la concupiscence, démontre la nécessité absolue de la Grâce de Jésus-Christ, qui est non seulement une rémission des péchés passés, mais une force (Grâce opérante et coopérante) donnée gratuitement, sans mérite préalable de l'homme, pour accomplir le bien et persévérer jusqu'à la fin. Il utilise des arguments scripturaires forts (notamment l'exemple de l'élection de Jacob et Ésaü) pour affirmer la pure gratuité de la grâce et la profondeur impénétrable des jugements de Dieu (Prédestination des saints), tout en préservant la réalité du libre arbitre.La Neuvième Conférence aborde les écrits contre les Donatistes, qui ont provoqué un schisme en Afrique, prétendant que l'Église catholique avait péri et que les sacrements conférés par des ministres pécheurs étaient invalides. Saint Augustin expose la doctrine de l'unité et de l'universalité (*catholicité*) de l'Église.