Le troisième tome de cet essai sur Une absence d’humanité s’inscrit dans la suite d’une expérience de mort imminente. Le récit qui en est fait ici, Une réalité fantastique, retrace des histoires réelles et imaginaires alternatives qui ont permis à Jean-Édouard Ferret de trouver force vitale et apaisement en autohypnose pendant et après le coma.La Nouvelle-Calédonie y est souvent évoquée, semblable à un mythe des origines. L’écriture, d’inspiration surréaliste, en révèle de nombreuses analogies avec l’autohypnose.Le récit qui en est fait ici est parfois émaillé d’une certaine satire qui est mue chez Jean-Édouard par une volonté de déconstruire avant tout son propre regard sur ce monde des apparences. En conséquence, l’on pourra y voir se dessiner, en nuances et en progression, toutes les manifestations d’une construction de la vie au présent vers davantage d’humanité en soi.« Oh chère Absence, tu fais tourner tous les moulins de mon cœur. »Lorsque j’écoute cette chanson, je ressens le passage du temps se condenser dans l’espace d’un instant?; toutes ces fractions infinitésimales de notes mélodieuses dansent avec les jolis mots qui l’accompagnent et font la ronde autour de mon chevet, en de multiples images qui se déplacent et convergent dans les moulins de mon cœur…L’auteur, fils d’une famille de militaires, après un court séjour à Saint-Cyr, a exercé les métiers d’éducateur spécialisé, puis de psychologue et psychanalyste dans de nombreux secteurs de la santé et de l’action sociale. Il a acquis, dans cette approche narrative du sujet en thérapie, la possibilité de transmettre un certain usage de l’autohypnose dans les difficultés de la vie quotidienne.