Mimi et Aline se trouvaient devant un fait sans précédent. Ils se sentaient doublement trahis.Et la fontaine ne coulant plus, le joli marbre rose veiné de blanc des bassins se ternit. L’herbe et les ronces poussèrent sur le gravier des rigoles où, désormais, plus de courant n’empêchait leur prolifération.Les écrevisses ainsi que les minuscules crustacés d’eau douce qui batifolaient aux abords disparurent, eux aussi privés de cette manne essentielle.Les salamandres à la démarche rampante semblaient être parties ailleurs, imitées par les discrets batraciens que l’on n’entendait plus coasser à la nuit tombée.Pire, au fil des jours, des cadavres desséchés de salamandres furent trouvés au fond des bassins vides.Ainsi mouraient-elles. Les malheureuses agonisantes périssaient en cherchant en vain ce qui leur donnait la vie…Homme d’écriture depuis l’enfance et parfait autodidacte, Humber Miruvi n’en est pas à son coup d’essai. De poésies en chansons, la muse le conduira au roman, parfois inspiré de ses ancêtres. Parvenu à l’âge de raison, c’est à la fiction qu’il se consacre désormais.