Face aux certitudes impérialistes coloniales, les romanciers africains ont choisi la littérature comme arme pour restituer la dignité et la richesse des traditions africaines.Le cercle, omniprésent dans la vie sociale, y incarne bien plus qu'une forme : il protège, résout les conflits, structure la communauté, mais peut aussi symboliser la malédiction ou la destruction.À travers une analyse fine des oeuvres, cet essai révèle comment cette figure géométrique, tantôt bénie tantôt maudite, devient le miroir de la culture africaine dans toute sa complexité.Jean Motsala, ancien élève de l'ENS de Yaoundé en Lettres modernes françaises, est un professeur agrégé et docteur en littérature. Sa carrière, marquée par l'enseignement du français et de la littérature au Cameroun, s'étend des lycées aux universités, tout en occupant des fonctions administratives au sein du système éducatif.