Treatment in progress...

Homme et la brute au XVIIe.

Bedon Marine, Lantoine Jacques-Louis, Moreau Pierre-François, Milanese Arnaud, Bedon Marine, Lantoine Jacques-Louis, Lantoine Jacques-Louis
Publication date 10/02/2022
EAN: 9791036204920
Availability Available from publisher
On sera sans doute déçu si l'on cherche au XVIIe siècle les prémisses d’une éthique animale. Les « bêtes brutes », comme on les appelle alors, sont exclues de la sphère des obligations, et pas seulement par quelques cartésiens mécanistes. De nombreux... See full description
Attribute nameAttribute value
Common books attribute
PublisherENS LYON
Page Count320
Languagefr
AuthorBedon Marine, Lantoine Jacques-Louis, Moreau Pierre-François, Milanese Arnaud, Bedon Marine, Lantoine Jacques-Louis, Lantoine Jacques-Louis
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date10/02/2022
Weight3 g
Dimensions (thickness x width x height)1.10 x 15.00 x 23.00 cm
On sera sans doute déçu si l'on cherche au XVIIe siècle les prémisses d’une éthique animale. Les « bêtes brutes », comme on les appelle alors, sont exclues de la sphère des obligations, et pas seulement par quelques cartésiens mécanistes. De nombreux auteurs soutiennent que les bêtes sentent, ou qu’elles ont une âme qui n’est pas trop différente de la nôtre, ou encore qu’elles sont dotées de raison, les prenant parfois même comme point de comparaison afin de rabaisser l’orgueil humain. Nombreux sont ceux qui s’indignent de la cruauté à leur égard, et d’autres vont jusqu’à leur reconnaître des droits. La diversité des positions, des représentations et des arguments coïncide assez rarement avec les accusations adressées de nos jours à l’âge classique. Tous ne sont pas cartésiens, et la « théorie » de l’animal-machine est peut-être un petit peu plus que l’effet d’un préjugé. Paradoxalement, les plus affranchis de tout anthropocentrisme affirment radicalement l’absence de lien éthique avec les bêtes. Lire ces œuvres d’un autre âge à l’aune d’une question qu’elles ne pouvaient pas formuler permet d’inquiéter les évidences qui sont les nôtres, et d’y trouver des ressources pour poser et résoudre des problèmes qui n’étaient pas les leurs.