La vulnérabilité systémique des environnements dans lesquelles évoluent les sociétés est (presque toujours) partagée comme une réalité à l’heure de l’anthropocène. Elle n’obère cependant pas les capacités individuelles et collectives – au sens d’agencéité – à penser des réponses, des adaptations et des transformations souvent contraintes. Dans ce dossier, nous posons comme cadre construit les relations étroites existantes entre savoirs et savoir-faire locaux, pratiques situées et capacité de résilience, loin de ses usages normés dans le champ de l’ingénierie du développement. Les contributions fournies nous invitent, en outre, à reconnaître le potentiel des mobilisations sociales et du droit afin de penser (et matérialiser) cette résilience/gouvernance des communs.