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Ondine - D’un Homme l’autre

Schreiner Olive
Publication date 16/07/2026
EAN: 9791030905991
Availability Available from publisher
En 1969, dans son Entrée dans une histoire culturelle : les Africains, Basil Davidson évoque le saccage de leurs équilibres continentaux civilisés par l’incursion européenne. Il a lieu dans sa version « hystérique pour les habitants de South Kensing... See full description
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Common books attribute
PublisherORIZONS
Page Count616
Languagefr
AuthorSchreiner Olive
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date16/07/2026
Weight926 g
Dimensions (thickness x width x height)3.30 x 15.50 x 24.00 cm
Allégories romanesques sud-africaines
En 1969, dans son Entrée dans une histoire culturelle : les Africains, Basil Davidson évoque le saccage de leurs équilibres continentaux civilisés par l’incursion européenne. Il a lieu dans sa version « hystérique pour les habitants de South Kensington » à la lecture du premier roman politique de notre écrivaine, pas encore féministe par dépit en 1897. Elle aura dû attendre un siècle pour atteindre à la reconnaissance mondiale, apartheid afrikaner oblige. Célébrée aujourd’hui pour ses valeurs à la fois poétiques et engagées par le nouveau pouvoir sud-africain, O. Schreiner a toujours lutté pour évoquer et défendre honnêtement l’égalité des femmes et des minorités racisées dans une démocratie australe à venir. Ce qui a fait d’elle le témoin d’une culture humaniste en train de se construire, avec ses préjugés, ses utopies et son réalisme non censuré, déployée ici sous la forme de fictions pédagogiques pouvant sembler hors du temps contemporain. Ces deux « romans » philosophiques écrits parallèlement au célèbre Récit d’une ferme africaine déjà transposé, développent, comme en une spirale, les ébauches de ces choix féminins, et plus largement « sociaux », même si disponibles hypothétiquement, en contexte de colonialisme déclaré. Ses rythmes, alternant descriptions et réflexions, dialogues acides et portraits burlesques, font de ces témoignages très autobiographiques une source inestimable qui permet, plutôt que de déboulonner certaines statues de monstres accapareurs, de comprendre pourquoi ils furent fabriqués, et comment on a pu commencer à leur répondre, des décennies avant la montée des nationalismes génocidaires européens, puis africains, et réciproquement. Un autre tome reprendra ses principaux essais historiques, fondements de ses « imaginations » rêvées et de ses pamphlets bien réels, constamment contrariés, mais pour mieux briller, par la maladie, les guerres anglaises, et le grand pillage du Karoo par l’avidité septentrionale.