Le bref, par son brio et son pouvoir de concentration, prend souvent la force d’une évidence lumineuse, séduisante – et parfois dangereuse car incitant au schématisme. C’est ce « coup d’éclat » d’images et de textes qui est analysé ici.J’accuse, Un seul être vous manque…, #MeToo, Yes, we can, ou encore les premières notes de La marche impériale de J. Williams : ces formats divers (unes, slogans, fanvids, titres, images, séquences filmiques, thèmes musicaux…) relevant de différents domaines (politique, art, littérature, cinéma ou médias) ont un point commun : la force performative de leur brièveté. Ils frappent les esprits, fédèrent une communauté, symbolisent une action, voire, accélèrent l’Histoire. Cet ouvrage interdisciplinaire, fruit des recherches du laboratoire CIRPaLL (Université d’Angers) sur les formes brèves, aborde celles-ci sous l’angle du « coup d’éclat », en questionnant leur dimension performative, leur rhétorique facilement mémorisable et leurs effets sur le récepteur au fil des ans et des siècles. Sans idéalisme naïf, les limites et dangers de ces formes brèves, du schématisme à la manipulation, sont également analysés.