Aux sources oubliées de la franc-maçonnerie : les secrets de Noé révélés. Noé et l'ensemble symbolique qui lui est associé, le noachisme, ont profondément marqué l'imaginaire religieux et maçonnique. Arche, arc-en-ciel, tour de Babel, colonnes : ces motifs, d'abord interprétés par les traditions juives puis christianisés au Moyen Âge, ont constitué un puissant réservoir symbolique. Religion antérieure aux confessions en conflit, le noachisme a servi d'espace de réconciliation au XVIe siècle avant de perdre sa fonction politique et de nourrir, aux débuts des Temps modernes, les légendes et rituels maçonniques. En quête d'origine, les francs-maçons ont intégré ces symboles liés aux savoirs antédiluviens préservés par Noé. Les trois premiers grades s'appuient sur l'héritage des bâtisseurs de Babel et leurs signes de reconnaissance. Au XVIIIe siècle, Noé apparaît d'abord comme prototype d'Hiram, avant d'être relégué vers certains hauts grades du REAA –; notamment les 21e (Chevalier Noachite) et 22e (Chevalier de Royal Hache) –; ainsi que dans la maçonnerie d'Adoption et chez les nautoniers de l'Arche royale. Aujourd'hui, la loge Cosmos de la Grande Loge Féminine de France en perpétue les rituels. Dans Noé chez les francs-maçons , l'auteur propose une exploration pédagogique de ces grades à travers l'étude des rituels et des tableaux de loge, souvent inédits. Ces images et symboles, témoins d'une riche tradition initiatique, éclairent l'histoire du REAA et des obédiences contemporaines, tout en montrant l'actualité du message noachite pour les maçons d'aujourd'hui. L'auteur a été distingué, lors de la World Conference on Fraternalism, Freemasonry & History (Bibliothèque nationale de France, 2019), par le prix Bartholdi pour ses années de recherche et ses nombreuses publications sur les tableaux de loge. Il a reçu le Prix littéraire des Rencontres Écossaises pour l'ensemble de son œuvre (Angers 2024).