Pourquoi avons-nous perdu le droit de déambuler et d'errer librement ? Dans une pérégrination originale sur les traces de John Clare, poète romantique anglais, Sarah Vanuxem et Antoine Constantin Caille mettent en lumière l'existence d'un « droit à l'errance » dont nous avons été tragiquement privé·es. Au XVIe siècle en Angleterre, les plus riches fermiers se mirent à clôturer les champs et les pâturages jusqu'alors ouverts aux habitant·es d'une paroisse, ne leur laissant pas d'autre choix que de s'exiler en ville. C'est ce qu'on appelle les enclosures, prémices du capitalisme et de la destruction du vivant. D'Helpston, village natal de Clare, aux forêts de l'Essex, en passant par les Fens, les auteurices donnent à voir l'ampleur de cette tragédie et renouent avec la mémoire des communs. Un ouvrage qui nous invite, sur le modèle du right to roam écossais, à outrepasser les frontières et à libérer nos chemins