Une femme, fragile et pleine de vie, prisonnière de sa propre maladie et des failles d'un système qui l'a laissée sans voix ni soin, a vu ses droits et sa maternité lui être arrachés.Dans l'indifférence des institutions, elle a perdu son enfant, ses traitements, et finalement sa vie, consumée dans un incendie qui symbolise l'abandon brutal de sa souffrance.Cette femme, je l'aimais, c'était ma soeur, elle s'appelle Ouaiba.Aujourd'hui, je témoigne pour la laisser vivante, pour qu'elle ne soit pas oubliée, pour que son histoire porte la voix de ceux qu'on laisse dans l'ombre.C'est un cri silencieux de douleur et d'injustice, un drame où la fragilité humaine et l'indifférence des autorités se sont rencontrées dans la pire des tragédies.Souhila Ben a consacré plus de trente ans de sa vie au secteur social. Dirigeante d'association, elle a toujours travaillé au plus près des personnes, convaincue que l'humain doit rester au centre de toute action. Titulaire d'un master en recherche, elle s'intéresse aux parcours singuliers, à celles et ceux qui vivent en marge, et à ce que les histoires ordinaires disent de l'Histoire avec un grand H. Écrire est pour elle un geste de mémoire et de transmission : donner une voix à ce qui est souvent tu, et relier l'intime au collectif.