« Promenade est née du besoin de parler en silence, d'exploser, de me libérer pourguérir à travers la pratique photographique de l'autoportrait, en marchant à travers mesémotions pour reconnaître la femme fragile, triste, forte et courageuse qui est en moi ».C'est ainsi que Leila explique son besoin de se placer devant l'appareil photo commeun processus thérapeutique de connaissance de soi, mais aussi comme un cri pourpartager l'intimité de son état d'esprit. La force plastique de ses images nous entraînedans un monde où les frontières entre le fantastique et le réel s'estompent tandis quesa protagoniste nous incite à déchiffrer les codes secrets qui les habitent.L'édition d'Alex Llovet évite délibérément l'ordre chronologique des photographies,prises sur une période de dix ans, et propose un voyage métaphorique de l'obscurité àla lumière.Comme le disait Frida Kahlo : « Je peins des autoportraits parce que je suis souventseule. Je me peins parce que c'est moi qui me connais le mieux.