Simona Dmitrovic explore les tensions entre héritage et altérité, entre silence et parole, dans une poésie traversée par la mémoire, le mythe et l’expérience intime. Trois cycles composent ce recueil : le premier interroge le conflit entre Est et Ouest et la perte des racines ; le second plonge dans l’intériorité fragmentée, partagée entre des voix multiples ; le troisième donne la parole à l’Autre, héros comme monstres, dans un retournement des récits fondateurs. De ce parcours naît une poétique de la traduction, où l’inaccompli devient fécond et l’obscurité source d’intensité.