Voici donc ce que je fais de l’existenceEt comment je m’arrangeAvec la syntaxe de mes nuitsComme d’un sommeil torturé dont on ne parvient à sortir, comme d’un songe que l’on ne saurait rejoindre, La Ville endormie rassemble les errancesd’un je prisonnier des regards qu’il a croisés, des vies qu’il a menées, de ce qui n’est plus ou aurait pu être, l’empêchant seul parmi les autres de trouver le repos.Sans se figer dans une forme classique ou moderne, ces réflexions s’égrènent au long d’une rythmique libre, proche des ritournelles qui occupent ou obsèdent par leur éclat – parfois lumineux, souvent aveuglant. Etquand on essaye de dessiller son âme dans le souvenir des autres, on finit par se dire – de soi à soi – sans jamais plus réussir à s’oublier.