“Vous avez, vous-même, exigé que je ne taise rien demes expériences et sensations ; aussi, en décrivant lesaspects anormaux des envies qui m’envahissaient, n’aijepas hésité un seul instant à vous les faire connaître,sans en rien omettre ; j’étais, et je reste persuadée quevous serez capable de comprendre tout cela, parceque vous êtes aussi un psychologue pénétrant. Peutêtren’avez-vous encore reçu, d’aucune femme, de telsaveux, mais je suis certaine que vous avez déjà étudiéde pareils cas et trouvé leur explication. Je suis profaneen ces deux sciences ; je me suis bornée à vivre au jourle jour, sans me demander si ce que je faisais était vraimentde nature à choquer en nous des sentiments plusnobles et à provoquer le dégoût. De sang-froid, les sensrassis, j’aurais tremblé à l’idée de commettre des actesaussi indécents, mais, après l’avoir fait, j’en juge autrement,ne voyant pas ce qu’il peut y avoir là d’obscène.”