Tu cherches dans l’affreux le petit-lait du mondela mamelle des rêves son jus noirtu bouffes de la terre comme une bête angoisséetu devances la tourbe qui t’enseveliraet pousse tout un royaume au fin fond de ta gorgetu presses entre tes crocs les pierresle sédiment d’histoire le mica des colèresplus tard les pissenlits les faux foinste pousseront dans les yeuxles restes dans ta bouche rance aux lendemainsde veilleun marc de folies où tu lis les venirs