suivi de Encylies
J’écris comme je marche. Pieds nus... Pieds nus, j’avance plus lentement, je sens la douleur des graviers et la douceur des herbes folles. Je sais la pluie de la nuitsur les pavés et la chaleur du soir dans les bois.Pieds nus, je me souviens du chemin parcouru.Pieds nus, rien n’échappe aux sens. Rien n’évite les impacts,rien ne protège du monde...Peut-être qu’il ne s’agit pas tant de s’en protéger que de le sentir exister. Deux parties qui ne font qu’un livre, une traversée poétique et vivante en quête d’une ultime unité avec le monde intérieur et extérieur.