À l’heure où l’on méprise la maternité, ce livre rappelle aux mères neuf figures de sainteté, modèles à imiter et intercessrices à prier. La femme, « dernière-née de la création » selon saint Thomas, en est le joyau : fragile, mais ouverte à la grâce, elle porte en elle le mystère de la vie.L’Écriture le dit : l’épouse, confiée à l’homme, trouve en lui protection et fécondité. Mais si l’homme défaillit, c’est par sa prière que la grâce intervient. La mère, qui donne la vie, occupe une place unique dans l’histoire du salut. Son amour doit être transfiguré, jusqu’au sacrifice.« Les enfants ne sont bien soignés que par leurs mères », écrivait Joubert. La femme, plus proche du Ciel, guide son époux vers Dieu. Dante le savait : Béatrice ouvre les yeux de l’aimé sur l’éternité. L’Ancien Testament offre déjà ces modèles : la « femme parfaite » des Proverbes, les héroïnes de l’Exode, Anne ou Élisabeth, qui préparent l’avènement de Marie, « comblée de grâce ».Depuis la Croix, où Jésus confie Marie à Jean, toutes les mères se tournent vers elle. La femme en couches et la Vierge forment une seule prière. De l’Ancien au Nouveau Testament, Notre-Dame incarne l’idéal féminin. Les saintes, remplies de l’Esprit, en sont les reflets. Ces pages invitent à méditer et prier, pour obtenir les grâces dont notre temps a tant besoin.