Treatment in progress...

Fascinée par l'Âme sainte de Jésus

Soeur Marie-aimée de jésus
Publication date 24/04/2024
EAN: 9782847138672
Availability Available from publisher
LÂme sainte de Jésus: bien peu de chrétiens la connaissent comme sujet de contemplation. Le récit de cette vie mystique cachée mais riche, ancrée dans son siècle, révèle un amour brûlant pour lhumanité de Christ, et plus particulièrement pour son Âme... See full description
Attribute nameAttribute value
Common books attribute
PublisherCARMEL
Page Count-
Languagefr
AuthorSoeur Marie-aimée de jésus
FormatPaperback / softback
Product typeBook
Publication date24/04/2024
Weight594 g
Dimensions (thickness x width x height)2.50 x 15.00 x 20.00 cm
autobiographie
LÂme sainte de Jésus: bien peu de chrétiens la connaissent comme sujet de contemplation. Le récit de cette vie mystique cachée mais riche, ancrée dans son siècle, révèle un amour brûlant pour lhumanité de Christ, et plus particulièrement pour son Âme. https://fr.aleteia.org/2024/05/03/marie-aimee-de-jesus-lhumble-carmelite-qui-osa-repondre-a-ernest-renan/ SOEUR MARIE-AIMÉE DE JÉSUS, Fascinée par lÂme sainte de Jésus (Témoins de vie), Toulouse, Éditions du Carmel, 2024, 830 p. Il y a cent cinquante ans, le 4 mai 1874, mourait soeur Marie-Aimée de Jésus, une humble carmélite qui osa répondre à Ernest Renan sur sa négation de la divinité de Jésus. Sa voie mystique prépara la doctrine de Thérèse de Lisieux, et ses méditations sur lâme du Christ inspirèrent loeuvre anthropologique dune autre carmélite célèbre : Édith Stein. Qui ne connaît la prière de saint Ignace de Loyola Âme du Christ ? Pourtant les chrétiens considèrent rarement le fait que le Christ a une âme, de même que les hommes de notre temps pensent peu à leur âme. Or le Christ, vrai Dieu et vrai homme, a une âme humaine comme chacun de nous. Une hérésie des premiers siècles appelée « apollinarisme » fut condamnée, car son propagateur, Apollinaire de Laodicée, prétendait que le corps du Christ était animé par le Verbe lui- même et donc que le Christ navait pas dâme. Il importe au contraire de tenir que Jésus-Christ est pleinement homme, corps et âme unis, mais que son âme ne fut jamais atteinte en quoi que ce soit par le péché originel. Tout en elle était ordonné, pacifié , jamais une passion, que ce soit lémerveillement ou la tristesse, ne dépassait en lui la mesure. Sa colère même, au Temple, fut totalement contenue par sa volonté. Autant dire que tenter un discours sur lâme du Christ IV. Du XVIe siècle à nos jours 333 est délicat. Cest à cette méditation que sessaiera une humble carmélite, soeur Marie-Aimée de Jésus (1839-1874). Dorothée Quoniam navait pas fait détudes. Née à Rozel près de Cherbourg en Normandie en 1839, elle avait suivi sa famille dans lexode rural qui lamena dans la capitale. Dans son Autobiographie, elle rapporte lun des premiers mots qui la frappèrent quand elle navait que 4 ans. Elle entendit sa mère prononcer le nom du Très Haut : « Un jour, je fus vivement frappée dun nom dont elle lappe- lait et qui lui convient si bien, le Très-Haut ! Lentretien fini, je me retirai à lécart pour le méditer à souhait. Le Très-haut, répétais-je en regardant le ciel, le Très-haut ! Puis abaissant les yeux sur moi-même : que je suis petite, me disais- je. Mon Dieu posait en moi la base de ses opérations, lhumilité. Le Très-Haut, repris-je, mais cette fois en déployant sous le souffle de lEsprit Saint les ailes de mon âme, et étant ainsi arrivée à Celui qui mattirait, le Père, je fus par lui fiancée à son Fils. Javais environ quatre ans » (ch. 1, p. 4-5). À lâge de 10 ans, elle perd ses deux parents et est accueillie dans lorphelinat des Filles de la charité de la paroisse Saint-Roch. Cest là que germe sa vocation de carmélite qui la conduit en 1859 au monastère de lavenue de Saxe à Paris (à lemplacement actuel du Bon Conseil), qui est maintenant installé à Créteil. Un oncle aura bien essayé de lui trouver un bon parti, mais léchec fut cuisant pour le prétendant : « Javais dix-huit ans et demi : la conversation tomba, évidemment à dessein, sur un sujet qui jusque-là avait été complètement négligé , on finit par me faire à mots couverts une vraie proposition de mariage. Linconnu rougit et baissa les yeux, car javais répondu par un sourire ironique qui avait atterré les témoins. Quétait-il arrivé ? Mon divin Fiancé sétait montré aux yeux de mon âme en tant quhomme dans tout léclat de sa jeunesse et de sa virginale beauté. Il sétait placé à côté de son rival, et du regard, oh ! quel regard ! il me dit : compare Or, la différence était insoutenable » (ch. 8, p. 173). Au Carmel, durant sa retraite de profession solennelle, le 10 avril 1861, elle reçoit une vision intellectuelle de lâme du Christ. Cest à partir de ce moment quelle en fait lobjet constant de sa méditation. Comme elle le rapporte dans son Autobiographie, elle se sait appelée à « personnifier » cette âme humaine du Fils de Dieu (p. 927), cest-à-dire à reproduire en elle la vie et les sentiments du Christ. Elle aspire aussi à rappeler aux hommes quils ont une âme (p. 896), ce qui rend son message très actuel. Dans cet amour passionné du Christ et ce souci du salut des âmes, elle accomplit pleinement sa vocation de carmélite. Quand en 1863, elle apprend la publication de la Vie de Jésus dErnest Renan, elle nhésite pas à prendre la plume pour défendre la divinité du Christ et finit par composer un ouvrage en six volumes quelle intitule Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Une version remaniée et corrigée de ce dernier sera publiée en 1909 sous le titre Notre Seigneur Jésus-Christ étudié dans le saint évangile, puis rééditée plusieurs fois jusquen 1974. En 1870, à son instigation, la commun...