L´auteur donne le ton, dès son propos liminaire, sentencieux et solennel : « ... Dieu a façonné la chair désirante, encline à la jouissance dans l'ultime but d'assurer la permanence de l'être et la perpétuation de l'espèce » et comme de surcroît, « la jouissance de la femme représente pour l'homme le summum du plaisir », il ne fait nul doute que le monde, dans sa totalité, se fonde sur ce dessein divin. L'ouvrage s'étend sur vingt-cinq chapitres, une approche systématique soucieuse des généralités et attentive à tous détails. Le sujet ou l'objet d'étude : la femme et d'une certaine façon l'Eve éternelle. L'auteur confesse, comme il se doit, son humble modestie et sa seule préoccupation : un livre des plus éloquents qui ne vise le divertissement que dans la mesure où sa tentative entend s'apparenter à de« la haute science ». Comme dans les Milles et Une Nuits, contes et histoires courent et s'abattent sur le lecteur comme pluie torrentielle. Submergés par un tel brassage et tissage de mots, les séquences narratives s'enchaînent et se déchaînent comme saisies dans un maelström gigantesque, émaillées de poèmes et encore d'autres poèmes comme voulant épuiser le sens du monde et délivrer de façon continue et ad infinitum le sens ultime, le sens apparent et celui caché.