Blanchot. Deleuze. Hegel
Maurice Blanchot, obscur pour rien, et Gilles Deleuze, précis pour rien, écrivent la réponse paradoxale de la philosophie française contemporaine à l’invitation immémoriale de Hegel.Aller plus loin que la dialectique ? C’est trois fois rien. Maurice Blanchot, obscur pour rien, et Gilles Deleuze, précis pour rien, écrivent la réponse paradoxale de la philosophie française contemporaine à l’invitation immémoriale de Hegel. Par l’écriture, par le concept, celle du neutre, celui de l’événement, ces curieux interlocuteurs du maître moderne de la dialectique cherchent ici en littérature, ici en philosophie, à réduire au silence son appel toujours en attente. Le paradoxe, qu’il désœuvre ou qu’il refonde, dit les limites donts’autorise la pensée de l’écrivain et du philosophe pour ne dire, écrivant, rien de rien. C’est indistinctement épuisant et héroïque. Et peut-être même autrement dialectique. D’une dialectique avant la dialectique, primitivement nommée antilogie, qui recueillerait en elle de tout temps les voix singulières qui voudraient s’arracher du bruit. Pour cela, il suffit de rien. Et c’est déjà beaucoup.