En l'an 2000, la RPPG titrait le numéro 35 « L'identification à l'épreuve du groupe ». Nous proposons, ving-cinq ans après, de nous interroger de nouveau sur la centralité de ce processus mais en nous intéressant en particulier aux adolescents d’aujourd’hui.Décrit par Freud, dès les années 1920, dans Psychologie des foules et analyse du moi, ce concept ne cessera d'être enrichi par la suite. Nous savons qu’à l’adolescence, s'identifier, être identifié, identifier, est un processus éminemment complexe. C'est lui qui est à l'origine du contrat narcissique ou encore à la source du désir et du sentiment d'appartenance.Le temps présent offre de nouveaux repères et figures identificatoires, sur des modalités inconnnues des générations précédentes. Les adolescents sont particulièrement exposés et sensibles à ces mutations, à l’origine de transformations, tantôt lentes et profondes tantôt rapides et labiles. Ils en sont les sujets, les acteurs, les objets.Comment appréhendons-nous, dans nos dispositifs cliniques, les questionnements identificatoires des adolescents, ces mutations qui nourrissent et/ou qui compromettent les identifications ?Ce numéro interroge donc les leviers créatifs aussi bien que les impasses et les entraves relatives aux processus identificatoires, en lien avec les mutations des métacadres (psychiques culturels et sociétaux).