L’évolution des connaissances dans le champ de la préhistoire comporte des faits qui viennent résonner de façon nouvelle avec certaines conceptions psychanalytiques. La reconnaissance de la dimension du plaisir dans les représentations sexuelles de l’art pariétal manifeste une prise en compte du champ de la jouissance. Gisèle Chaboudez montre qu’elle s’avère un moteur d’évolution dans l’émergence puis l’extension de la fonction du langage, en croisant des travaux méconnus de Jacques Lacan avec les données actuelles de la préhistoire du sexe. Elle apporte ainsi un éclairage singulier sur quelques grands mythes occidentaux et sur les rapports hommes/femmes.