170 ans d'assurances au fil de l'histoire française Fondée en 1856 à Dijon sous le nom de l'Abeille bourguignonne, la compagnie naît d'une initiative locale portée par des agriculteurs, des notables et des élus soucieux de se prémunir contre les ravages de la grêle. Cette origine agricole et territoriale inscrit d'emblée l'Abeille dans une histoire concrète du risque, au plus près des réalités économiques et climatiques du XIXᵉ siècle. Très tôt, la compagnie dépasse son ancrage régional, élargit ses garanties à l'incendie, aux accidents et à la vie, et affirme une ambition nationale puis internationale. Le livre retrace les grandes étapes de ce développement, marqué par la constitution rapide d'un réseau d'agents, les épreuves des crises et des guerres, la reconstruction et l'adaptation constante aux transformations de la société française. Restée privée après la nationalisation de l'après-guerre, Abeille se modernise au rythme de la construction européenne avec la fusion avec La Paix qui aboutit à constitution du groupe Victoire, puis elle passe sous pavillon anglais et devient la filiale française d'Aviva dans les années 1990. En 2021, le retour au nom Abeille Assurances au sein d'un groupe mutualiste Aéma ouvre un nouveau cycle placé sous le signe du temps long, de la proximité territoriale et de la responsabilité collective. Après 170 ans d'histoire, le livre retrace le parcours d'une entreprise qui, de transformations en alliances, a su inscrire son action dans la durée et accompagner les grandes mutations économiques et sociales de la France. Il nous permet aussi de comprendre les grandes transformations de l'assurance, marquées par l'essor de l'assurance vie et de l'épargne ainsi que par la nécessité d'adaptation constante aux risques climatiques. Sécheresses, inondations et tempêtes y apparaissent comme des événements structurants, révélateurs des défis auxquels l'assurance doit répondre en s'appuyant sur sa singularité : son lien et sa proximité au territoire, son expertise et son agilité sur le temps long.