Ambassadeur de France à Tokyo depuis 1921, Claudel, qui se croit promis au poste prestigieux de Berlin, doit regagner pour quelques mois le Japon à la suite de son année de congé statutaire en France (1925). Peu motivé politiquement par ce prolongement inattendu de sa mission, il sillonne le pays pour rassembler les éléments d’un recueil d’impressions japonaises, L’Oiseau noir dans le soleil levant, se lance dans la fondation in extremis d’un institut culturel français à Kyoto et s’attelle à la composition de l’un de ses plus étonnants chefs-d’œuvre poétiques, les Cent phrases pour éventails. Finalement nommé à Washington, il est amené du fait du décès de l’Empereur à prolonger encore sa mission de quelques mois pour représenter la République aux saisissantes « Funérailles du Mikado ».