Alors que les Juifs étaient les possesseurs d’une culture plusieurs fois millénaire, ils décidèrent de s’intégrer massivement au XIXe siècle, par la voie de l’éducation, à la culture européenne.En réalité, les Juifs de la Monarchie étaient, dès le départ de l’étude, des gens libres mais dotés de droits limités et dans l’ensemble peu fortunés d’autant qu’ils subirent jusqu’à l’émancipation de 1848, une fiscalité spécifique et lourde. Si les Juifs (et les juives) lisaient et écrivaient plus que les membres des autres groupes, dans la vie pratique, leur savoir était limité aux acquis de l’école élémentaire. On comprend dès lors que l’éducation fut envisagée comme un remède à la misère.