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Victor Hugo et le roman philosophique

Roman Myriam
Publication date 27/09/1999
EAN: 9782745300362
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« Il n’y a de lecteur que le lecteur pensif. C’est à lui que je dédie mes œuvres. »Si Hugo renonça à cette dédicace, il y avait songé à propos de l’Homme qui rit, de ce roman où il avouait par ailleurs « [avoir] voulu forcer le lecteur à penser à cha... See full description
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Common books attribute
PublisherCHAMPION
Page Count832
Languagefr
AuthorRoman Myriam
FormatHardback
Product typeBook
Publication date27/09/1999
Weight1090 g
Dimensions (thickness x width x height)4.90 x 16.00 x 23.50 cm
« Il n’y a de lecteur que le lecteur pensif. C’est à lui que je dédie mes œuvres. »Si Hugo renonça à cette dédicace, il y avait songé à propos de l’Homme qui rit, de ce roman où il avouait par ailleurs « [avoir] voulu forcer le lecteur à penser à chaque ligne ». Véritable contrat de lecture, cette remarque vient prendre place aux côtés des préfaces des romans de l’exil organisant l’œuvre romanesque en trilogies philosophiques sur l’Anankè ou la Révolution. Plus largement, elle rappelle que le rêve romantique d’accomplir la philosophie dans l’esthétique habita le roman autant que la poésie. Ce travail propose une double réflexion : sur la philosophie romantique et la question de son énonciation romanesque ; sur Victor Hugo romancier, auteur de neuf romans qui parcourent le XIXe siècle, de 1823 à 1874. Contre leur apparente diversité, contre la tentation de lire l’œuvre hugolienne en évacuant la question du genre, il s’agit de redécouvrir une « théorie » du roman formulée autour des années 1830 à propos de Walter Scott et prolongée dans les années 1860, en rapport avec l’évolution de la réflexion esthétique, de Littérature et philosophie mêlées (1834) à William Shakespeare (1864). Cette « théorie » du roman, indissociable d’une visée philosophique, induit une poétique originale et exemplaire à la fois : « dramatique » plutôt que dialogique, elle porte témoignage du désir d’accueillir l’écart sans renoncer à l’unité, refusant de figer un sens qui n’existe que dans le mouvement.