Trois intrigantes au service de la gestapo
Elles se prénommaient Mabel, Angustias et Olga. Elles avaient très tôt appris l’art de paraître : robes de grands couturiers, bijoux d’exception, titres nobiliaires réels ou inventés, adresses prestigieuses dans Paris… Avant la guerre, elles tenaient salon comme d’autres tiennent un territoire. Sous l’Occupation, elles firent du Ritz leur quartier général et devinrent des intermédiaires, des passeuses d’influence, parfois des prédatrices. La chronique judiciaire, à la Libération, les baptisa « le gang des femmes du monde travaillant pour la Gestapo ».Le Gang des femmes du monde retrace l’itinéraire de ces reines ambiguës de l’Occupation : Mabel de Forest, héritière cosmopolite devenue épouse d’un ministre de Vichy ; la marquise de San Carlos de Pedroso, aristocrate espagnole aux réseaux tentaculaires ; la princesse Galitzine, naviguant entre salons, affaires et espionnage ; Jacqueline de Broglie et sa sœur la comtesse de Casteja, fleurs vénéneuses prêtes à toutes les compromissions.S’appuyant sur des archives inédites, ce récit dresse le portrait de trois femmes qui furent, pendant la Seconde Guerre, l’un des visages les plus efficaces – et les plus troublant – de la Collaboration.